Dix ans après Mai 68, il était temps de structurer l'élan associatif. Le retour à la terre continuait de nourrir sa génération d'utopistes. Les Jardins de Cocagne sont nés en 1978. On était encore en pleine guerre froide, l'URSS braquait ses SS20 sur l'Europe qui ne comptait alors que neuf membres et les Américains n'avaient pas encore riposté en installant leurs Pershing. Biberonnée au plan Wahlen, l'agriculture suisse était encore largement sous contrats publics. La Régie fédérale des blés et celle des alcools géraient les céréales et les pommes de terre. Les montagne de beurre régulait les surproductions récurrentes de lait. Le contingentement laitier était introduit en 1997.
"Produisez on s'occupe du reste" était le slogan en vogue dans les campagnes chaperonnées par les stations de vulgarisation agricole et les techniciens d'un agro-business plus copains que coquins. Migros Sano jouait les pionniers à la fois dans la préoccupation écologique naissante et dans l'intégration des producteurs réduits à l'état de maillons d'une longue chaîne qualité.
Trente ans plus tard, les Jardins de Cocagne, dont l'histoire n'a pas été qu'un long fleuve tranquille, jouent plus que jamais la résistance.

ça fait quatre ans qu'il réfléchit et bâtit son projet. Depuis qu'il a lancé avec quelques collègues de la FAS Genève le concours d'architectes Genève 2020*, sur le losange Praille-Acacias-Vernets. Le premier prix fut décroché par un Zurichois. Il s'étendait aussi sur la gare de marchandises de la Praille, qui tourne au ralenti depuis des lustres. Il y proposait la revitalisation du cours inférieur de l'Aire, là où cette rivière plonge sous l'autoroute des jeunes.
L’AVIVO fêtera ses 60 ans le 22 avril prochain. A cette date, son assemblée générale décidera de lancer ou non une liste pour l’élection du Grand Conseil du 11 octobre 2009. Gageons que l’Association des « vieillards, invalides, veuves et orphelins » devenue l’ «Association de défense et de détente de tous les retraités et futurs retraités » ne résistera pas à l’appel du peuple. C’est ainsi que Souhail Mouhanna interprète le formidable résultat de l’AVIVO lors de l’élection de la Constituante.