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  • Petit, grand, mondial Genève: Beer, Mettan, Pictet

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    Trois ouvrages sortent sur Genève. Le premier nostalgique d'une Genève qui craint de croître trop vite, le deuxième ambitieux pour une Genève régionale, une capitale de la haute vallée du Rhône, comme Lyon l'est de la moyenne vallée de ce fleuve et Marseille de son delta. Le troisième analytique est une oeuvre collectvie qui s'interroge sur l'avenir de ce qui fait la richesse aujourd'hui.

    Le premier émane de Charles Beer, l'ancien syndicaliste devenu ministre de l'Education nationale genevois - au sens de la République de Fazy et de son think tank, l'Institut national genevois et le penchant de cette République, à peine plus grande que le Vatican, de se sentir et de se dire unique au monde. Un ministre de l'Education sortant, qui n'aura pas eu l'audace d'un Obama. En trois ans, le président aura lancé plusieurs réformes de la gouvernance de l'école de son pays, dont les écoles autonomes, financées par l'Etat, et une portion variable du salaire des profs liée aux résultats des élèves (The Economist en tire un bilan saisissant cette semaine)...

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  • Le PLR et les socialo-verts se tiennent par la barbichette...

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    ... le premier qui cédera... perdra les élections. C'est bien cette échéanche qui commande la pitoyable bataille que se livrent les partis politiques depuis plusieurs mois. Les deux partis qui ont le plus la trouille de perdre le scrutin de cet automnne ont bloqué les débats du Grand Conseil.

    A ma gauche les Verts qui ne veulent pas être traités de social-traitres par leurs alliés socialistes en votant un budget sans augmentation des revenus. Or sans leurs voix, impossible d'atteindre la majorité absolue nécessaire à l'adoption d'un budget déficitaire.

    A ma droite, le PLR qui craint d'être sanctionné par ses électeurs s'il accepte une hausse des revenus. Du coup il a pris l'option risquée de soutenir une coupe sombre de 2% dans le budget proposée par l'UDC et le MCG. Une telle opération, à l'aveugle, permet comptablement de boucler le budget à l'équilibre. Un tour de passe passe qui ne trompe personne.

    Pour le reste, les partis donnent l'image de joueurs de hockey incapables de marquer un but mais très fort dans l'art des charges verbales. Une image qui est sans doute celle de la société genevoise...

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  • La papesse de Genève reste coite

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    kuffer twitter.jpg"Pour le successeur de Benoît XVI, l’Eglise devrait fuir le matérialisme et se concentrer sur les Evangiles." Je tire cette phrase d'une dépêche de synthèse diffusée ce soir à 18h40 par l'agence télégraphique suisse.

    Balai neuf, balaie bien, on verra donc le nouveau maçon à son oeuvre. Laissons le temps à François d'installer sa marque sur la multinationale Vatican.com.

    Cette phrase tout de même réveille quelques réflexions à propos de nos églises qui s'appauvrissent mais continuent d'entretenir un parc de lieux de culte sans commune mesure avec le nombre de chrétiens.

    La semaine dernière, l'Eglise protestante de Genève annonçait une cure d'amaigrissement drastique - elle devrait couper 30% de ses forces vives d'ici 2020 - pour revenir dans les chiffres noirs. Aucune évaluation du déficit d'évangélisation n'était alors fait. Qu'a décidé le Consistoire qui devait avaliser ce plan insensé cette semaine? Aucune fumée ne sort du conclave protestant.

    Même la papesse de Genève, la ci-devant présidente laïque de l'ENG, membre du presidium de la Conférence des Eglises européennes @CharlotteKuffer, reste coite. Pas un gazouilli sur l'avenir de l'institution de Calvin, pas un tweet non plus sur le nouveau pape François. Voici ses trois derniers messages:

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