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Energies - Page 6

  • Je ne suis pas un climato-sceptique mais...

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    carte lac hallwill.pngCombien le lac de Genève produit-il de méthane par an? Ce gaz à effet de serre est 28 fois plus "efficace" que le CO2, rappelle ce matin l'Uni de Genève, qui signale que les lacs et cours d'eau produisent 20% de l'ensemble du méthane que la terre rejette dans l'atmosphère, ce que l'on ne savait pas jusqu'ici.

    On peut penser que les lacs et les cours d'eaux intertropicaux sont plus méthanogènes que nos torrents de montagne. Pas sûr. Selon l'institut Forel, "le lac de Hallwil (au nord de Lucerne), d’une superficie d’une dizaine de kilomètres carrés, génère chaque année autant de méthane qu’un troupeau de 240 vaches."

    Question les modèles climatiques intègrent-ils ces données?

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  • Le choc des cultures ou l'agriculture 4.0

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    IMG_3625.PNGLe paysan écologiste Fernand Cuche face à l'agriculture 4.0, c'est le choc auquel les téléspectateurs d'Infrarouge ont assisté ce soir. Les salades que produit Combagroup à Yverdon selon la technique aéroponique (aeroponics), dont on peut faire varier le goût à la demande en modifiant la couleur de la lumière ou la composition du brouillard nutritif, qui recycle la chaleur des villes et n'utilise pas un gramme de terre, démontre que la sécurité alimentaire est une équation technologique.

    Infrarouge aurait pu montrer aussi la fabrication de blancs de poulet et de mayonnaise artificiels, les hamburgers d'insectes et d'autres techniques de production alimentaire qui n'ont plus rien à voir avec l'agriculture.

    La votation du 24 septembre sur la sécurité alimentaire a paru soudain anachronique et destinée surtout à protéger les exploitations traditionnelles agricoles telles que celles que nous montrent les spots publicitaires à la télé. Les Suisses vont sans doute voter oui à ce mythe qui ne devrait plus être rangé au rayon de la politique agricole ou de la production alimentaire, mais à celui du tourisme, de la sauvegarde des chefs d'œuvre en péril ou de Demain, c'était mieux avant. 

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  • A quel prix de revient, le kilowattheure solaire?

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    dal busco hodgers solaire.jpgLe ministre des bâtiments publics est aussi le ministre des impôts et le ministre du budget. Le budget, c'est l'art d'équilibrer les revenus (qui viennent essentiellement des impôts) et les dépenses dont s'occupent ses cinq autres collègues (le département présidentiel dépense peu). Les dépenses dépendent du vote des lois par les députés (qui en mesurent rarement les conséquences, n'en subissant généralement pas les effets personnellement).

    Les dépenses, c'est aussi l'art (consommé) que déploient les fonctionnaires à appliquer les lois et les règlements en veillant à leurs conditions de travail, à la satisfaction des clients (qui reçoivent le plus souvent les prestations publiques gratuitement et n'en mesurent donc pas le prix) et au respect des principes de prévention et de précaution qui exigent avant d'agir un avis d'expert et parfois de plusieurs ...

    Le ministère du budget est complexe, celui des impôts l'est au moins autant voire plus. Mais voilà que, depuis que Genève vit sous l'ère d'une présidence durable, le ministre du budget et des impôts s'occupe aussi des bâtiments publics. Avec son collègue, ministre de l'énergie qui est aussi et principalement ministre du territoire et du logement, logements qu'il peine à produire en nombre suffisant (le long des voies de tram) pour loger les travailleurs actifs à Genève; il est donc de ce fait pour partie responsable de la croissance forte du nombre des pendulaires (qu'on appelle frontaliers quand il traverse une frontière nationale) et aussi des bouchons...

    Bref, nos deux ministres, celui des bâtiments et de l'énergie, ont trouvé le temps pour décréter la généralisation du solaire sur les toits des bâtiments publics.

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