Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

- Page 3

  • "Un monde malade"

    Imprimer

    yanomani wik.jpgAlors que les églises et les temples sont vides et que les clercs ne sont plus reproduits (c'est surtout vrai en Europe où la cure d'âme est devenue psychothérapie remboursée par la sécurité sociale), France 2 diffuse le dimanche matin, Les chemins de la foi, islam, orthodoxie, judaïsme, bouddhisme, protestantisme, catholicisme, à chacun sa tranche horaire en fonction approximative du poids démographique et culturel de ces traditions.

    Il est 11h, quatre dominicains et autant de laïcs chantent la messe dans l'intimité d'un studio aux allures d'appartement aménagé et la fragilité des voix a capela. Coronna virus oblige, on est loin des cathédrales élancées au-dessus de nos vieilles cités et des orgues orgueilleuses. A plusieurs reprises, le célébrant parle d'un "monde malade".

    Notre monde est-il malade? L'est-il plus qu'autrefois?

    Lire la suite

  • Combien de grippés aurait-on sauvé?

    Imprimer

    population mondiale.jpg

    Malgré la vaccination, très recommandée aux personnes à risques dont les vieux, la grippe fait selon l'OMS de 290 à 650'000 morts par année. Combien de victimes de la grippe auraient pu rester en vie si les gestes barrières - et, en cas de maladie, l'auto-isolement et l'auto-quarantaine - étaient monnaie commune depuis longtemps? Ces réflexes responsable sont suffisants à ralentir la propagation du virus sars-cov2, a encore une fois martelé ce midi le Conseil d'Etat genevois, dont la conférence de presse était retransmise en direct sur Léman Bleu - une première qui ne sera sans doute pas une dernière. Et le Conseil fédéral, cet après-midi. Avec raison.

    Les épidémiologistes nous le diront peut-être un jour. Dès l'hiver prochain, sûr que les mesures de confinement des personnes à risques qui présentent des symptômes grippaux seront appliquées strictement, de gré ou de force. 

    Lire la suite

  • Confiner: dans quel sens vous l'entendez?

    Imprimer

    confine di stato.jpgConfiner a deux sens: enfermer et toucher à une limite. Confiner est le mot de 2020. Dans son premier sens, il dit ce que sera peut-être la Suisse demain, de gré ou de force: confinée, enfermée, comme d'autres nations européenne avant elle. Dans son second sens, il dit que la lutte contre le virus atteint ses limites: limite sanitaire, limite économique, limite éthique, limite politique, limite logique.

    60% des Suisses sont pour le confinement, annonce Alexis Favre hier soir sur RTS1, qui n'a donné la parole qu'au camp du confinement. Dont acte. Et pour combien de temps? Être confiné dans un studio sans balcon n'a pas la même résonance que de l'être dans un six pièces ou un maison. Même avec le chant du voisin. Et quoi? On attend l'été que le virus couronné ait le bonne idée comme son compère le grippal de disparaître. Et l'hiver prochain, on fait quoi? On recommence?

    [Note mise à jour à midi]

    Lire la suite