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  • Trafic: la carte qui dit tout

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    La Tribune publie ce matin deux cartes du canton que l'on devrait imprimer sur les pupitres des conseillers d'Etat et des députés et leur imposer comme image de fond d'écran. A elles deux, elles en disent long sur les défis que notre canton doit affronter et sur les difficultés qu'a notre classe politique d'y faire face. Difficultés amplifiées par l'effet de contraste de l'activisme débordant du nouveau président français et les images et échos qui nous parviennent de Valencia, la belle espagnole endormie, soudain réveillée par la volonté politique de ses édiles et d'un défi suisse...

     

    La première carte illustre la charge de trafic automobile à Genève et dans sa proche région. (La deuxième carte est relative à la géographie communale, elle fera l'objet d'un prochain billet)

     

     

    Cela saute aux yeux: une grande traversée de la rade, du Vengeron à Vésenaz, est indispensable et le plus tôt sera le mieux et non en 2040 comme nous le propose le Conseil d'Etat. Un tel ouvrage permettrait de soulager les quais et de restituer à la ville un joyau environnemental et touristique que le monde entier nous envie. Mais la richesse des banques et des horlogers semblent suffire à nos autorités. Aucun investissement de ce côté, dont les retombées permettraient de financer en partie des ouvrages routiers et ferroviaires indispensables.

     

    Deuxième enseignement de cette carte: le CEVA ne résoudra que très partiellement la demande de mobilité des Genevois entre Arve et Lac (on ne voit pas les habitants du bord du lac aller à Annemasse prendre la Micheline à Cramer). Le haut fonctionnaire interrogé par la Tribune n'est guère qu'un porte-parole d'une politique idéologique d'un homme politique qui veut contraindre ses concitoyens à adopter son propre comportement.

     

    Troisième enseigment de cette carte. Il manque clairement plusieurs pénétrantes nouvelles dans le canton, du type des routes de Meyrin et de Ferney, qui offrent des accès rapides aux zones d'activités sans polluer les localités campagnardes. De Divonne à Versoix (le raccordement au futur RER du Pay de Gex?). De Viry à Bernex (sans alternative ferroviaire). De Bosset au Bachet de Pesay (le contre-projet des initiants opposés au CEVA). Du carrefour d'Etrembière à la route de Jussy (puis à la traversée de la rade, ce qui serait le tracé d'un CEVA, plus logique et probablement moins coûteux). De Douvaine au tunnel de Vésenaz (embranchement sur la traversée de la rade).

     

    Qui osera tenir ce discours concurrent à la pensée unique?

     

     

  • Genève-les-bains (des Pâquis) et Valencia

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    Je ne résiste pas à l'envie de citer le papier d'un de nos envoyés spéciaux à Valence. David Haeberli y a suivi nos politiciens locaux. C'est intitulé "Valence inspire nos politiciens". La lecture vaut tout commentaire sur les maux dont souffre Genève. A croire que le vent du large inspire les Espagnols tandis que la bise gèle nos méninges.

     

    Est-ce le sort de Vichy ou d'Evian qui attend Genève-les-bains? Ou plutôt Genève le bain des Pâquis puisqu'il est nulle part possible en ville de se baigner ou de déjeuner au bord du lac.

    (...) Il est un élément qui a impressionné les politiciens genevois autant que les performances sportives: le dynamisme politique qui a permis à Valence de se métamorphoser en quelques années seulement. «Ce qui a été fait du port est remarquable, a noté Pierre Maudet, nouveau responsable de la Voirie municipale. Les quais sont aménagés de manière très simple. Ils sont bien éclairés, bien balisés, les poubelles sont nombreuses. L’ensemble est magnifique. Cela m’inspire pour ce que j’ai envie de faire de nos quais.»
    Autre élément qui a impressionné le radical: la force symbolique avec laquelle les Valenciens ont détourné, suite aux multiples crues, le fleuve dans le coude duquel la vieille ville était lovée depuis des siècles. Une immense coulée verte a pris sa place: «Les autorités ont eu l’intelligence de consacrer cet espace de verdure à des activités culturelles et de loisir ouvertes à la population C’est remarquable.»


    «Ça fait rêver, lance Pierre-François Unger. Les Valenciens ne connaissent certes pas la même organisation démocratique que nous. Pas de Société d’art public, ni de commission des monuments et des sites. Pas de référendum. Mais la capacité de la région à se transformer profondément est incroyable. Comme Barcelone, Valence était une ville tournée vers l’intérieur des terres. Le nouvel aménagement du port pour l’America a totalement réorienté les activités vers la mer.»
    «Après Valence, Saragosse va encore démontrer, à l’occasion de l’exposition universelle, que les Espagnols savent se mobiliser pour des projets forts, reprend Pierre Maudet. J’aimerais que l’on arrive chez nous à fédérer autant d’énergies.» (dvh)

  • La rade en 2040

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    Le Conseil d'Etat a renvoyé mercredi la traversée de la rade aux Calendes grecques. Hélas!

     

    L'autoroute de contournement, pour laquelle il a fallu batailler plus de 20 ans et qui est manifestement sous dimensionnée, est d'ores et déjà en limite de capacité à certaines heures de la journée. Or cette artère a clairement permis de réduire la circulation en ville de Genève. L'axe rue de Lausanne - bd des Acacias est mort et c'est heureux. Si l'on veut rendre aux quais leur attractivité (autre arlésienne genevoise), il faudra bien canaliser la circulation de la rive gauche quelque part. Seule une grande traversée de la rade répond à cet objectif.

     

    Dans un premier temps, le Conseil d'Etat serait bien inspiré d'étudier un tunnel depuis le carrefour autoroutier d'Etrembières passant sous Ambilly et débouchant à Cornières dans la friche de la gare d'Annemasse. Ce serait déjà ça de gagner sur l'attractivité du tortillard CEVA. Et l'occasion aussi de de dimensionner le budget de la collaboration régionale au niveau des besoins réels. Dans la même séance de mercredi, nos sept sages ont généreusement ouvert un crédit 1,75 millions au titre de la coopération Interreg 2007-2023. Une misère à l'heure où l'on met la dernière main au plan d'agglomération.

    Planification du réseau routier 2007-2010 et traversée de la Rade

    Conformément à la modification de la loi sur les routes du 28 avril 1967 intervenue le 25 octobre 2003, le Conseil d'Etat a adopté le plan directeur du réseau routier pour les années 2007 à 2010. Ce document fixe pour une période de quatre ans l'évolution de la gestion du réseau routier ainsi que les principales modifications qui doivent intervenir durant cette période.

    Premier document de ce type, ce plan directeur suit et complète la carte de la hiérarchie du réseau routier adoptée par voie de résolution par la Grand Conseil le 7 octobre 2005 en fixant les principes sur lesquels le réseau routier doit être exploité en matière de signalisation lumineuse, de réglementation locale du trafic, et développé par de nouvelles infrastructures. Ce document présente également les projets routiers dont la réalisation est prévue à moyen (2011-2014) et long terme (dès 2015) et charge l'administration de procéder, en vue de la réalisation du prochain plan directeur, à une évaluation du fonctionnement du réseau routier afin d'en identifier les éventuels dysfonctionnements, sur un plan local et régional. L'élaboration de ce document a fait l'objet d'une longue période de consultation auprès du Conseil des déplacements. Le Grand Conseil est appelé à se prononcer sur ce document par voie de résolution.

    Le gouvernement a par ailleurs rendu un rapport en réponse à une pétition pour une réalisation rapide de la traversée de la rade [pdf] et à trois résolutions adoptées par le Grand Conseil (R498, R513 et R529) [pdf] demandant l'inscription d'une traversée de la rade au sein du projet d'agglomération.

    Dans sa réponse, le Conseil d'Etat se prononce en faveur de la poursuite de l'examen d'une traversée du lac sur le principe d'un raccordement entre le Vengeron (Rive droite) et la Belote (Rive gauche), avec un prolongement en direction de la France. Il s'agit de la seule variante, parmi les quatre examinées, qui permet d'assurer la mobilité de l'agglomération à l'horizon 2040, en offrant une ossature routière de ceinture. Le tracé, les fonctionnalités et le dimensionnement de cet ouvrage devront être étudiés dans la perspective de relier les réseaux routiers nationaux suisse et français.

    Dès lors, le Conseil d'Etat entend inscrire dans le projet d'agglomération, en tant que réflexion en cours, le principe d'une telle traversée du lac au titre d'infrastructure routière du réseau national et entamer les études nécessaires à l'inscription de cet ouvrage dans la planification fédérale.

    Les études à conduire devront non seulement permettre de définir le tracé, les fonctionnalités et le dimensionnement de l'ouvrage, mais également d'identifier et de préciser les mesures d'accompagnement propres à éviter un étalement indésirable de l'agglomération, ainsi qu'à garantir la préservation des sites, du paysage et de l'environnement.

    Pour toute information complémentaire : M. Christophe Genoud, secrétaire adjoint chargé du domaine de la mobilité, DT, 022 327 25 06.