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Les banquiers sont bien seuls

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Vous entendez? Moi pas grand chose.

J'entends bien peu de politiciens courir au secours des banquiers face à l'empire en panne de dollars, qui a fini par être agacé par quelques plus intelligents que les autres, dont les plus insolents donnaient des leçons d'économie et de bonne gourvernance autour d'eux. Les voilà, dit-on, tous effrayés ces banquiers, y compris ceux qui se sont bien comportés, par quelques dispositions fiscales qui affirment plus clairement, pour ceux qui ne l'avaient pas compris, que la pax americana a un prix que tout citoyen du monde doit acquitter dès lors qu'il veut faire commerce avec le coeur de l'empire ou en est un citoyen éternel. Point.

Pour avoir voulu égratigner le chat d'Obama, bien des banques - et la Suisse sans doute, qui tire des emplois, des profits et des impôts de ce commerce - vont en payer le prix. En outre, quand la patte du grand chat se lève, tous les autres chats soulèvent leur paupière se disant entre deux bâillements qu'ils pourraient profiter peut-être un peu de son action. Bref on est mal pris.

Et ce n'est sans doute pas fini, car la morale de l'histoire, s'il y en a une, c'est de savoir combien de temps le secret bancaire face au fisc - c'est de celui-là dont on parle - va tenir en Suisse et pour les Suisses eux-même. Sans parler de ces achats qui se font sur notre sol, de bijoux, de montres, d'immeubles, d'oeuvres d'art, de matières premières et autres babioleries qu'on trouve à la Migros et dont on se demande parfois d'où viennent certains fonds et où ils vont ensuite.

S'agissant du couple fisc banque, je suis prêt à parier que la majorité préférera ouvrir les registres - ce qui est déjà en partie fait - s'agissant des clients américains et peut-être de certains pays européens, les faisant ensuite signer une belle déclaration sur l'honneur que non, non, promis juré, l'argent déposé est bien déclar, mais que s'agissant des Suisses eux-mêmes, une majorité voudra fermer les yeux et garder hermétiquement clos la porte entre le fisc et le banquier.

A propos de morale, il est piquant de se souvenir que celle qui a court à Washington a été inventée à Genève. Pour Calvin il était légitime de s'enrichir, mais il était indispensable de faire profiter ses frères moins bien lotis de sa bonne fortune. Que dit notre église protestante de la fraude fiscale? Elle n'est sans doute plus entendue depuis belle lurette.

Commentaires

  • Le fisc ne peut pas vérifier les comptes en banque des opérateurs économiques, que ce soit pour les locaux ou les étrangers. Il ne fait que calculer et vérifier ce que l'opérateur doit payer à l'Etat, sous entendu les impôts et les droits divers. Mais il est aussi à faire peur si une somme excessive vient à entrer dans son compte, il est un peu difficile pour le fisc de mener une enquête externe à son territoire. Cela ne peut se faire qu'entre les banquiers, de banque à banque.

  • Disons qu'une banque est un établissement sensé être capable de garder la confidentialité à laquelle elle s'est engagée de respecter les clauses d'un contrat !

    Les clients des "banques" suisses ayant été jetés au fisc américains ont tout bonnement été floués par leurs "contractors" !!!

    Peut on encore appeler "banque" un tel établissement, qui pour des raisons de bas monnayages donne ses clients en pâture à ceux contre qui elle était supposée les protéger ???

    Dés que nous entrons dans le domaine de la trahison, tous les scénari sont possible, il s'agit de faillites morales qui vont indubitablement se concrétiser en faillites tout court !!!

  • Il faut également parler de la banque nationale qui joue avec l'argent des citoyens en baissant la devise de 20% d'un seul en avertissant seulement les initiés qui ne se sont pas gênés de faire également monter le dollar, là nous avons assistés silencieusement à la plus belle arnaque de l'histoire des banques !!!

  • @Corto avant d'accuser les "banques suisses" il y a lieu de vérifier les origines de ces banques. Or, sur les 11 instituts incriminés il y en a au moins 2 qui sont des banques israéliennes établies en Suisse depuis fort longtemps.
    Pour le moment seul Wegelin est dans le collimateur de la justice américaine. Qu'adviendra t'il des 9 autres établissements ?

  • Voici la liste des onze banques établies en Suisse qui sont dans le collimateur de l'administration fiscale américaine depuis des mois :

    le Credit Suisse,
    la banque Julius Baer,
    la banque Wegelin,
    la Banque cantonale de Zurich (ZKB),
    la Banque cantonale de Bâle (BKB),
    la Neue Zürcher Bank, la filiale suisse de HSBC,
    la banque liechtensteinoise LLB
    les banques israéliennes Leumi, Hapoalim et Mizrahi.

  • Il est vrai que des banques comme Pictet & cie ou Hentch, HSBC, Paris-Bas ainsi que des centaines d'autres banques sont à l'abri de tout soupçon !

    Que les Suisses aient privilégier les 3 banques israéliennes dans le collimateur de la justice américaine ne vous fait penser à rien ???

    3 sur 3, pas mal comme record !!!

    De toute manière, l'époque où des fond américains ont été transférés vers ces banques ne met pas ces banques dans un contexte hors la loi, personne ne conteste le fait que ces banques israéliennes aient permis des transferts, toutes ces transactions se sont faites à l'époque en adéquation avec le droit suisse, la question qui demeure, est-ce que ces banques vont balancer leurs clients au fics américain, comme l'on fait le Crédit Suisse, UBS et la banque Wegelin !

    Hypolithe, le problème qui nous touche, concerne le balançage de clients, vous semblez l'oublier assez volontairement !!!!

  • Corto je n'oublie nullement le transfert de clients américains vers les 11 banques susmentionnées. Toutefois, je reste persuadé que le fisc et la justice américaine cherchent d'autres infractions concernant leurs sociétés internationales et leurs succursales à l'étranger.

    On connaît fort bien le système de l'évasion fiscale opérée à partir de factures de complaisance dont le règlement se faisait par l'entremise de banques domiciliées au Luxembourg pour finalement terminer leur voyage en Suisse, aucun des instituts bancaires n'étant pas au courant des magouilles faites dans leur dos.

    Pour la France vous connaissez certainement les magouilles entre Charles Pasqua et feu Etienne Léandri...

  • Hypolithe, vous versez vers d'hypothétiques thèses fumeuses, tout ça pour éviter le sujet !

    Les banques suisses balancent leurs clients !!!

  • Après plus de 42 ans d'étroites "collaborations" avec les tyrans de Syrie, Berne semble remarqué que les el assad (très gros clients des banques suisses) s'en prennent aux opposants syriens sur le territoire helvétique et à leurs familles en Syrie, je rappel à Berne que des syriens ont été enlevés à Genève, puis conduits sous escortes policières jusque dans des avions syriens en partance pour Damas, quand ces opposant n'ont pas été dissous dans de l'acide sulfurique dans les salles de bains des résidences réservées au personnel des consulats/ambassades syriennes en Suisse !!!! Corto a des preuves !!!!

    Mais voilà le communiqué retardant de 42 ans émit par le ministère fédéral des affaires intérieures ;;;;;;;;;;;;;;

    Exilés syriens : Berne s’inquiète pour leurs proches et ne tolère aucune activité illégale sur son territoire
    dimanche 12 février 2012 - 14h17
    Logo MédiArabe.Info

    "La Suisse se dit inquiète par la situation de certains proches d’exilés syriens en Suisse. Le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) prend très au sérieux « diverses allégations de harcèlement perpétré en Syrie contre des membres de famille de l’opposition syrienne en Suisse ». Les services de Didier Burkhalter confirment ainsi une information parue dans la « SonntagsZeitung ». Le journal dominical alémanique évoque aussi le fait que des agents du régime syrien espionneraient des membres de l’opposition syrienne en territoire helvétique. Des proches de ces Syriens exilés en Suisse auraient été maltraités dans leur pays. « La Suisse ne tolère aucune activité illégale sur son territoire », selon une porte-parole du DFAE. « Si de tels faits étaient avérés, il y aurait des conséquences juridiques, ou diplomatiques si ces activités sont réalisées par des personnes qui jouissent de privilèges et d’immunités ». Dans le cas d’allégations selon lesquelles des agents d’un gouvernement étranger sont actifs sur sol suisse, c’est au procureur général de la Confédération d’enquêter. (AFP)."

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