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  • Et Dieu dans tout ça?

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    "Il paraît que Dieu est le Verbe, alors je poursuis les recherches..."

    Voilà un "apprenti" linguiste qui ne manque pas de répartie. J'ai bien aimé cette réponse d'Alain Rhis, 25 ans, qui poursuit un doctorat de linguistique à l'Université de Genève. A lire dans la Tribune de ce mardi page 27 sous la rubrique "Vous cherchez?".

     

    Dans la même page, l'article sur l'entrepreneur en biologie Craig Venter qui est le premier humain à connaître son patrimoine génétique par le menu pose des questions qui font un peu froid dans le dos. Que pense le grand architecte à l'origine de l'univers de cette connaissance intime? Citations:

    En égrenant le génome de Craig Venter, les chercheurs ont aussi pu séquencer 96% du patrimoine génétique de ses parents. Ils sauront bientôt d'où vient chaque trait génétique hérité, de son père ou de sa mère.

    La pêche est miraculeuse, écrit la journaliste Anne-Muriel Brouet, qui s'interroge: Vaut-il la peine de tout savoir? Ainsi Craig aurait un risque supérieur à la normale de devenir aveugle et d'avoir une maladie cardiaque ou la maladie d'Alzheimer.

  • Ceva en guerre

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    Cinq mois et demi pour valider les signatures de l'initiative alternative au CEVA (La Praille Bossey plutôt que La Praille Annemasse). Le service public a encore bien à faire pour satisfaire ses citoyens clients. Il est vrai que le train de l'Etat a toujours avancé à son rythme. Voici donc le communiqué des initiants.

    On lira les épisodes précédents ici et  

    L’arrêté constatant l’aboutissement de l’initiative „Pour une meilleure mobilité franco-genevoise“ enfin rendu

    L’Association pour une meilleure mobilité franco-genevoise a pris acte de l’arrêté du Conseil d’Etat déclarant aboutie son initiative déposée en date du 13 mars 2007, initiative exigeant un nouveau tracé pour le CEVA. Le Comité d’initiative regrette qu’il ait fallu cinq mois et demi depuis le dépôt de l’Initiative pour valider 10'500 des 16’660 signatures qui avaient, elles, été recueillies en quatre mois.

    Le Comité d’initiative, qui prépare une information détaillée pour la population genevoise, espère que les Autorités genevoises se prononceront rapidement sur la validation formelle de leur proposition afin que le peuple genevois puisse décider en votation populaire. L’Association poursuit en outre ses recherches et études afin d’assurer une approche plus économique et rationnelle que celle actuellement retenue pour le projet CEVA. Elle a d’ores et déjà informé les élues et élus du canton et des communes concernées (Carouge, Cologny, Chêne-Bougeries, Chêne-Bourg, Chêne-Thônex et Ville de Genève) sur les principaux enjeux du projet CEVA.

    Concernant les questions et oppositions, la Commission des travaux du Grand Conseil a entendu au début de l’été les représentants du Comité d’initiative pour débattre de la pétition déposée en septembre 2006. En outre, une importante audience de conciliation a été convoquée pour le 12 septembre par l’Office fédéral des Transports, afin de répondre aux questions des nombreux signataires de l’opposition au projet CEVA dans sa forme actuelle, audience qui se tiendra en présence des maîtres de l’ouvrage.

    L’Association pour une meilleure mobilité franco-genevoise se prononcera également, d’ici au 24 septembre 2007, dans le délai imparti par l’Office fédéraldes Transports, sur les documents officiels communiqués : prises de position des autorités concernées et préavis émis sur le projet CEVA.

     

    Pour tout renseignement complémentaire :

    Me Wolfgang Peter, Président – tél. 022 702 15 15 e-mail : wpeter@psplaw.ch

    M. François Moser – tél .079 663 44 06 e-mail : francois128@bluewin.ch

    M. Jean-Claude Delaude –tél. 079 626 09 15 e-mail : jcdelaude@cipr.ch

  • Génie gris et génie vert

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    Quelle est la logique de la fusion enfin consommée entre les deux géants de l'énergie français, le privé Suez (qui sera délesté de ses activités environnement) et le public Gaz de France?

     

    La création d'une entreprise globale - la quatrième du monde dans le domaine en valeur boursière - championne de l'innovation et de la concurrence grâce à une efficacité poussée à son terme à tous les étages et dans tous les maillons de la chaîne de production? Ou celle d'un géant assez gros pour avaler comme un trou noir tout ce qui passe à sa portée, jusqu'à la lumière d'une information le concernant, désormais encore plus hors de portée des journalistes?

     

    La logique est-elle celle comme le dénoncent les syndicats français celle d'une dénationalisation qui ne dit pas vraiment sont nom, qui dilue Gaz de France dans un mastodonte capitalistique, dont l'Etat français ne conservera que la minorité des actions, minorité de blocage certes, mais minorité d'initiative aussi?

     


    Un peu des deux certainement.

     

    Cette dernière raison me rappelle que Genève connaît aussi sa fusion, dont la logique échappe au commun des mortels. Une fusion bien plus modeste, qui ne défraye pas la chronique. La fusion du génie gris et du génie vert. La fusion de l'école d'ingénieur de Lullier et de l'école d'ingénieurs de Genève. En cours depuis une bonne année, ce mariage devrait être consommé en 2008 ou en 2009.

     

    Interpellé jeudi soir en marge de l'intronisation publique de Blaise Mathey le nouveau patron des patrons genevois à la tête de la FER Genève, un directeur du DIP lâche in petto: La raison du mariage? C'est tout simplement le sauvetage de l'Ecole d'ingénieurs de Genève!

     

    L'école d'ingénieurs serait-elle en péril? Oui. L'hémorragie des profs continue, celle des étudiants aussi happée par les autres écoles de la nébuleuse HES-SO qui se livrent une concurrence acharnée pour conserver la masse critique au-dessous de laquelle elles sont vouées à être rattachées à une autre école.

     

    En mal de repositionnement dans un canton presque entièrement voué aux services et qui dédaigne un peu le secteur secondaire, lâchée par l'industrie chimique locale, toujours minée par des conflits syndicaux et idéologiques, l'Ecole d'ingénieurs de Genève doit urgemment se retrouver une raison d'être. Et cette raison d'être sera l'environnement urbain végétalisé. D'où la fusion entre les ingénieurs de Lullier, architectes du paysage, ingénieurs agricoles et ingénieurs de l'environnement et les ingénieurs de la bien nommée rue de la Prairie: microtechniciens, architectes, génie civil, ingénieur en technologie de l'information.

     

    Reste aux autorités genevoises à fixer la date du mariage et à préciser les modalités de collaboration avec l'Université qui, sans crier gare, vient de créer sa "muse", son master universitaire en science de l'environnement. Histoire sûrement d'ajouter un peu plus de logique floue dans les filières romandes de formation.

     

    A suivre.