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La Tribune en 2017

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game of thrones.jpgAT&T (132 mia, 300'000 emplois) vient de racheter Time Warner (28 mia, 28'000 emplois) pour 86 milliards de dollars. Time Warner, c'est CNN, Time Magazine, The Voice, Game of Thrones entre autres. Entre nous, ça ne me dit rien ces milliards, sauf que le budget annuel de la Confédération atteint 67 milliards de francs).

C'est un peu comme si Swisscom (11 mia, 21'000 emplois) avalait la SSR (1,6 mia, 6000 emplois). ça ne se fera pas car ces deux entreprises sont en mains publics et bardées de règlements.

Ce que je retiens à ce stade c'est qu'aux Etats-Unis, les détenteurs des tuyaux achètent des entreprises de contenu pour les remplir, un peu comme jadis les imprimeurs ont édité des journaux pour faire tourner leur rotative.

gannett.jpgUne autre bataille occupe les médias aux Etats-Unis le rachat de la Tribune (la Chicago Tribune, mais aussi le Los Angeles Times) par le propriétaire de Usa Today et d'une bonne centaine d'autres quotidiens, Gannett, dont le slogan est "Local is national" ou encore "Des médias qui incitent à l'action, pas à une consommation passive".

L'avenir de la Tribune de Chicago est la première des dix storylines dont on racontera l'histoire en 2017, estime Ken Doctor de NiemanLab.

Les neuf autres aventures éditoriales d'envergure concernent notamment:

La succession en cours dans la maison Murdoch (et notamment l'avenir du Wall Street Journal dont le patron vient de lancer une revue du journal 2020 qui promet de secouer dur du côté du print

L'arrivée progressive au pouvoir d'une nouvelle génération de la famille Sulzberger au New York Times, dont le CEO a aussi lancé un plan 2020. NiemanLab remarque que le NYT doit sa fortune à sa diffusion nationale et désormais au paywall, qui veut tordre le cou à la gratuité des contenus sur Internet et dont le NYT tire déjà 6 dollars sur 10.

Le journalisme après Trump. Le journalisme aux Etats-Unis est fondé d'une part sur des citations et sur leur  commentaire dans des articles séparés. Mais que faire quand un candidat à la présidence dit des âneries? Les citer, n'est pas leur donner du crédit?

Le rapport de la satire des comiques et le journalisme questionne également Ken Doctor. Quand les fous du roi deviennent plus crédibles que le roi, il y a en effet de quoi s'interroger. Et pas qu'aux Etatst-Unis.

La relative bonne santé affichée de The Independent en Grand Bretagne. Le journal qui a abandonné son édition imprimée il y a six mois annonce ses premiers bénéfices en 20 ans.

Reste que The Independent a biffé la moitié de sa rédaction, dont ses meilleurs plumes, remarque Ken Doctor qui reste dubitatif sur l'ambition d'une rédaction qui ne peut guère être ce qu'elle a été. The Independent est plus dépendant de la pub, constate-t-il, ça ne présage rien de bon quand 85 à 90% de la pub sont dévorés par Google et Facebook. Le seul salut des journaux est l'abonnement des lecteurs.

Comment y parvenir? Fédérer des journaux locaux, occuper le terrain - du boulevard à l'université et à la finance -, développer les synergies pour faire plus avec moins. Le modèle a pu fonctionner, conclut NiemanLab.

 

 

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