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  • Faiseurs d'opinion, faiseurs de politiques?

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    Les médias sont souvent soupçonnés et même accusés d'influencer l'opinion publique. Tel choix éditorial semble avantager un parti ou un point de vue, tel image est taillée plus grande pour l'un que pour l'autre, l'emplacement dans la page n'est pas anodin, la répétition, parfois jusqu'à l'acharnement se muant bientôt en campagne de presse, font et défont des réputations. Sans que la victime, innocente ou coupable n'y puisse rien.

    Les élection des Mairies genevoises, cette fin de semaine, démontre pourtant que la presse n'a souvent pas l'influence qu'on lui prête. Et c'est tant mieux! Pagani est élu contre l'avis du plus grand quotidien du canton et Maudet fait un piètre résultat malgré l'interview dithyrambique que lui ont consacrée le GHI et Tout l'Immo. Quant aux scrutins des dix villes de la couronnes urbaines, aucun média n'a été en mesure de les influencer, sinon, comme toujours, la rumeur publique et les maigres journaux et tracts de partis.

    Mais voilà que la Radio romande, un média dominant, au bénéfice d'une concession octroyée par le pouvoir politique, franchit une frontière. Elle instaure un laboratoire politique. A la manière des reality shows, elle a placé cinq parlementaires fédéraux dans 40 m2, sous les yeux des internautes. But: observer leur capacité à formuler une politique commune.

    De qui se moque-t-on? Qui a pu croire un instant que ces cinq élus, tout contents de se faire de la publicité gratuite à quelques mois des élections, allaient s'étriper en direct? Et les reporteurs de notre radio nationale, si prompte d'ordinaire à générer des minidébats conflictuels de se pamer devant le consensus retrouvé. Mieux devant le consensus que les journalistes (forcément citoyens) ont eux-mêmes contribué à forger.

    Ce consensus sans enjeu n'est qu'une mascarade. Elle ignore les rapports de force réels que ne répercutent que partiellement l'élection. Elle méconnait l'influence de certains parlementaires et des lobbies. En Suisse, il ne suffit pas de s'entendre à cinq autour d'une stammtisch, il faut encore pouvoir convaincre le plénum et même le peuple. Là, le laboratoire de la RSR vole en éclat.

  • Deux électeurs sur trois s'en fichent

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    La participation a atteint 35,6% en ville de Genève, 41% à Carouge, 29,7% à Vernier. Aucun titre à ce sujet dans la presse. Aucune analyse des politiques, aucune remise en question, aucun diagnostic d'un mal qui ronge sournoisement la démocratie locale genevoise depuis des lustres. Comme l'endettement, l'abstentionnisme est un mal indolore, insipide et inodore.

    Pourtant les enjeux étaient, semble-t-il, importants, la compétition pour le pouvoir réelle dans ces trois communes comme dans quelles autres. Rien n'y fait. Plus de deux électeurs sur trois n'a pas daigné renvoyer son enveloppe de vote.

    La gauche a mieux mobilisé son électorat, certes, mais cela ne représente que des miettes par rapport à l'énorme bataillon des abstentionnistes. A quand une réelle étude scientifique de cette atonie civique?

  • Ville de Genève. Bis repetita?

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    Nous avons eu Ferrazino, nous aurons Pagani: le défenseur des quartiers et d'une urbanisation style vieux Carouge, d'un statut pur et dur de la fonction publique. La continuité quoi!?

    Tout va dépendre de qui reprendra le dicastère de l'aménagement. Ou de la manière dont les compétences, maigres en droit mais suffisantes politiquement pour bloquer le canton, vont être reconfiguées.

    Tornare, maire pour quatre ans, grand manitou de la mayonnaise Ville-Etat sans qui rien ne se fera. Un grand dicastère du territoire, du logement et de la mobilité pour Mugny? Salerno au dicastère fraternité et solidarité, Pagani à la culture et aux sports. Et Maudet? Aux finances et à la sécurité! Les paris sont ouverts.