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33000 paumés à Genève et quelques autres

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curatelle tdg.jpgL'image qui illustre l'article sur la curatelle, publiée par mon quotidien préféré ce jour, est une image qui parle. Mais c'est une aussi une caricature. La caricature d'une administration noyée sous la paperasse alors que le service en question fait de son mieux mais est débordé par les paumés de notre société dont le nombre croissant signale la dislocation du lien social et peut-être aussi l'étatisation croissante d'un système qui se dit libéral que pour mieux se libérer.

Ils sont 3300 officiellement les paumés pauvres (moins de 50'000 francs de fortune). Vraiment? Ce n'est évidemment qu'une partie de la réalité genevoise. Ces 3300 personnes sous curatelle sont celles que répertorie et dont s'occupe le service cantonal idoine.

Combien sont-elles, celles dont s'occupent les proches aidants? J'en fus modestement un, trois ans durant, en gérant les affaires de mon oncle, trimbalé d'un EMS à l'autre avec des séjours au pavillon des démences, séniles ou non, à Belle Idée.

La statistique de la conférence suisse en matière de protection des mineurs et des adultes (copma) relève 5143 adultes sous mesures de protection fin 2017 à Genève. Les données par canton permettent-elles des comparaisons fiables? Quelques notes incitent à la prudence. On y apprend que le nombre des personnes sous protection est à Genève pour mille habitants de 12,8 contre 11,07 à Zurich, 14,17 dans le canton de Vaud et 17,98 à Bâle-Ville (qui prend sans doute en charge des cas de Bâle Campagne).

Je n'ai pas trouvé de statistique sur la charge de travail des employés des services concernés. Est-il très différent à Genève par rapport aux autres  cantons?

De l'annuaire de l'Etat de Genève, on dénombre une centaine de collaborateurs au SPAD (101,8 dit le rapport de la Cour des comptes). soit un taux brut de 35 dossiers par collaborateurs toutes fonctions confondues, 60 si l'on ne compte que les gestionnaires et les intervenants en protection de l'adulte. 

Neuf collaborateurs sont en permanence en congé maladie ou absents. Quel est le taux d'absentéisme dans les autres cantons? 

Les curateurs genevois croulent-ils plus qu'ailleurs sous les dossiers ce que suggère clairement l'image d'illustration de l'article? Il expose un sujet grave, virtuellement sans solution, qui coûte à la société et fait plus souvent le beurre des gazettes et les conversations de bistrot quand il dysfonctionne -ce qui est inévitable - que lorsqu'il tourne rond? Vaste question.

Le rapport de la Cour des comptes note en bas de page: 17 Le DCS et le TPAE pourraient s’inspirer de la réforme menée par le canton de Vaud avec l’introduction de curateurs privés volontaires initiée depuis le mois de juin 2017. A suivre...

Et cette autre note: À titre d’information, le SPAd pourrait se rapprocher de l’OCTP du canton de Vaud qui a mené récemment une étude pour la mise en place d’un nouvel outil informatique. A suivre...

Commentaires

  • Il y a une quinzaine d'années certains Offices de l'Etat (Hospice général, FSASD, Scarpa, l'OCPA etc...) avaient fait l'acquisition d'un logiciel déjà utilisé par le canton de Vaud depuis 1995. Le logiciel Progrès, de la société Thales France...bravo, dépendance garantie. Décidément le canton de Vaud quel source d'inspiration !

  • Et que pensez vous des frontaliers engagés en France par une boite française, pou faire des livraisons chez ikéa Genève, pour 1950.- suisses par mois! Les maires de toutes les localités françaises de la région vont baliser, leurs rentrées fiscales suisses divisées par 2 en voilà une belle idée transfrontalière!

  • Pour information en France les migrants officiellement mineurs vous coutent la bagatelle de 50'000 euros par année, l'un! Je vous laisse faire l'addition pour la Savoie qui en a près de 330!!!!

  • Il y a une tendance a déplorer les couts causés a la collectivité par le soutien des personnes qui ne sont pas en mesure de se suffire a elles-memes. Il ne faut pas oublier que dans un systeme économique libéral ou la loi du marché s`applique aussi au travail il y a fatalement une fraction de la population qui décroche et que la plupart d`entre-nous pouvons théoriquement nous retrouver un jour parmi cette fraction. De toute maniere il est a parier que le personnel humain employé a ce travail social sera vite remplacé par des algorithmes... quitte a se retrouver parfois lui-meme en situation d`etre soutenu par la collectivité.

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