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Griot vidéo: le micro c'est le sceptre de Mobutu

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video 9 micro cardioide.jpgLe son est plus important que l'image. On décroche plus vite d'une vidéo si le son est inaudible que si l'image est quelconque. Ce qui tombe sous le sens lors d'une interview. Le micro est donc une des clé du succès. [Ce billet résume le cours que je suis à Lausanne sur l'art minimal d'être un jrim potable]

Le micro cardioïde s'impose donc (voir aussi ici). Il est directionnelle et capte de manière privilégiée le son venant d'une direction. Avec un microcaméra amateur, dont l'entrée audio ne produit pas de courant, il faut acheter un micro avec une pile qui va alimenter le micro si on veut une bonne qualité. Le micro, c'est entre 80 et 100 euros pour commencer sérieusement.

La première journée est .

Peut-on confier le micro à un interviewé? Gare, dit Jean-Charles Fouchet (savoirnumerique.com), le micro c'est le sceptre de Mobutu. Si vous lui donnez le micro, il a pris le pouvoir sur le son, tout comme l'intervoiewé prend le pouvoir sur l'image s'il regarde la caméra. C'est la subtile différence entre l'information que maîtrise le journaliste et la communication que maîtrise ou tente de maîtriser l'interviewé.

L'image n'est pas à négliger évidemment. Le deuxième accessoire est donc le pied ou plutôt le trépied, lequel doit être un pied vidéo pour permettre la mobilité, ce que n'assure pas le pied photo par définition immobile (800 euros, premier prix du pied pro ou 100 euros pour les pieds chinois).

Troisième accessoire le casque assez gros pour masquer les bruits extérieurs.

Dernier accessoire... la caméra. A carte mémoire ou à cassette? L'avantage de la cassette, c'est qu'on l'archive facilement et qu'on la retrouve plus facilement sur une étagères qu'une séquence dans un disque dur. Pour le news, la carte mémoire est plus pratique. Pour le magazine, la cassette garde ses atouts.

DSC04997.JPGDSC05002.JPGDSC05000.JPGDSC05007.JPGDSC05005.JPGExercices pratiques [cliquer sur les images pour les agrandir]

 

 

Pensez

  • à l'arrière-plan (grimaces des gamins), au contre-jour, à être stable, confortable,
  • à demander à l'interlocuteur "SVP, regardez-moi et surtout pas la caméra!" (qui joue le rôle de témoin silencieux),
  • à la bonne distance (50 cm max entre le micro et la bouche de l'interviewé),
  • à la bonne hauteur, à rester concentré sur la prise de vue et pas par le sujet (sauf si on est jrim),
  • à saisir des plans différents (dit plans de coupe) notamment lorsque l'interviewé montre quelque chose hors du champ de la caméra (surtout ne pas quitter l'interviewé et balayer le paysage pour capter le quelque chose) Cadrer, c'est donner du choix au monteur, saisir le chaos, ne pas se substituer au monteur qui lui donnera du sens.

 

Et voilà le travail! Un petit clip d'une minute tirée d'un tournage de 35 minutes. Il a été encodé en MP4 et posté sur blip.tv. C'est encore un peu brut de coffrage. Mais le montage vidéo est une bonne école pour qui veut pratiquer le journalisme (angle, cohérence, news, vécu, rythme) et révèle très vite toutes les imperfections de la prise de vue et de la préparation du reportage.

La première version est celle de votre serviteur, la deuxième de Sylvie Logean du Journal de Morges et la troisième de Rémy Gilliand de l'hebdomadaire La Broye. Trois histoires différentes à partir d'un même matériel tourné ensemble. Lire aussi ici et .

 

 

 

Commentaires

  • Cet article est drôlement mal écrit et pas très intéressant.

  • BRAVO JFM

    ALORS TRES BON ELEVE APPLIQUE.

    MERCI D AVOIR PARTAGE CE SAVOIR

  • you see you can do it!thank you!you are right!

Les commentaires sont fermés.