Pactole genevois? Tout pour la dette! (31/03/2008)

750, 865, un milliard, qu'importe la précision, tant que dure l'ivresse!

L'annonce ce matin dans la Tribune du résultat du compte de fonctionnement de l'Etat de Genève va déclencher les appétits des partis.

Et le remboursement de la dette? Ah oui, la dette, combien au fait?

Personne ne semble se souvenir que le canton a accumulé depuis des décennies une dette de consommation de quelque six milliards de francs qui s'ajoutent aux sept milliards de francs d'emprunts qu'il a contractés pour financer ses investissements. Ne pas rembourser cette première partie de la dette serait contraire aux intérêst du canton. En fait, c'est sept années de vaches grasses comme 2007 qu'il faudrait vivre pour éliminer les excédents de charges accumulés durant toutes les années 90. L'équipe de Kobi Kuhn a plus de chance de gagner l'Euro 08 que Genève de s'engager sur cette voie vertueuse.

Dans les années 90, Olivier Vodoz avait financer une partie du chômage en augmentant la dette. Il avait aussi étaler les durées d'amortissement réduisant le déficit du canton de 100 millions de francs (étalement que Calmy-Rey a hélas pérenisé alors qu'elle abordait une période de haute conjoncture).

L'intention du magistrat libéal, à l'époque, était d'éviter une hausse d'impôt préjudiciable en période de basse conjoncture et d'éviter aussi une réduction excessivement des prestations de l'Etat notamment. C'était une politique précautionneuse qui ne pouvait se concevoir qu'à long temre et imposait de constituer des réserves en période de haute conjoncture.

Il ne faut donc aujourd'hui ni baisser les impôts, ni augmenter les dépenses publiques, mais intégralement consacrer l'excédent de revenus 2007, quellle que soit sa dimension exacte, à la diminution de la dette publique.

Oû sont passés, à gauche notamment, les Keyneysiens qui donnaient des leçons de juste déficit il y a 15 ans?

08:51 | Lien permanent | Commentaires (8)