La marmotte de Lausanne (#GIEC) (11/08/2021)

D91915A2-3D26-4BCF-900D-DD6D281CCB8A.jpegIl y a 15 mille ans, Lausanne jouissait du climat que l’on trouve aujourd’hui à 2000 mètres d’altitude. Comment le sait-on? Parce qu’on a trouvé un squelette d’une marmotte non loin de la gare du chef-lieu vaudois. Heureusement que la terre s’est réchauffée depuis. Sans cause humaine apparente.

Ma chère RTS, dont le métier est d’égrener les nouvelles du chapelet de l’actualité, nous sert donc cet anachronisme, sans commentaire ni explications, juste après avoir annoncé l’enfer ici-bas - nouveau rapport du GIEC oblige - que nous promet donc le réchauffement climatique, notre faute à nous. Pas un incendie, inondation, glissement de terrain qui n’ait pour cause désormais notre gourmandise que dis-je notre accaparement irresponsable des ressources combustibles enfouies sous nos pieds, sans raison ni objet, depuis des millions d’années. 

Comme un pied de nez au discours ambiant ou à l’été frais jusqu’à présent (gare à la canicule de cette fin de semaine), on apprend donc de la bouche de Gilles Borel, co-constructeur de l’exposition Froid, à voir jusqu’au 23 janvier au Palais de Rumine, que le mammifère siffleur devait être dans son élément au bord du Léman. Nous faudra-t-il construire demain nos cités sur les flancs des montagnes - Verbier anticipe - pour vivre à la bonne température?

Le réchauffement climatique n’est pas un événement sûr ni irréversible comme nous l’apprend l’histoire climatique de la planète. C’est notre difficulté à nos acclimater qui fait problème. Sans doute une histoire de gros sous car les événements exceptionnels qui occupent nos médias plus que de raison coûtent bonbon.

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Y a-t-il vraiment de quoi s’inquiéter que le climat du bassin lémanique ressemble demain au climat méditerranéen? Chacun sait que le Sahara n’a pas toujours été le dessert sec qu’il est devenu. A ce propos, pourquoi parle-t-on de la sécheresse qui menace le sud de l’Europe et pas des pluies qui devraient reverdir le Sahara? De quoi inverser le flux des migrations après-demain?

Et les ouragans? Et les incendies? Et les glissements de terrain? Certes ils font des dégâts surtout quand on s’évertue à construire sans raison et à tout va au bord de l’eau ou au milieu des bois, qu’on n’entretient pas de surcroît, pas plus que les cours d’eau ou qu’on ne prend pas les mesures pour que la terre absorbe naturellement les averses diluviennes. A quoi servaient donc les mares, étangs et autres marais jadis et les forêts sur les montagnes? N’étaient-ils pas des éponges bien utiles, qui retenaient l’eau et la terre? 

Cela dit, il faut évidemment travailler - à quoi sert-il de manifester?* - à des sociétés plus sobres, plus économique, plus justes et plus solidaires, moins gaspilleuses évidemment, plus intelligentes si possible. Qu’il faille cependant employer la peur (de l’enfer) pour faire bouger les politiques (la belle formule qui renvoie à d’autres la tâche de nous rendre meilleurs) en dit long sur l’impuissance des Verts qui veulent nous gouverner. 

 

* A quoi sert-il de manifester? Dans une société de l’image, la manifestation est un atout. Elle attire les médias dominants, les médias qui vivent de l’image. Elle détermine leur choix des informations qui occuperont plus de temps d’antenne non pas par un jugement journalistique mais parce qu’on tient des images. Ainsi en va-t-il des catastrophes, incendie ou autres, les journalistes n’hésitant plus à dramatiser en répétant la Grèce brûle. Une exagération qui mine la qualité de l’information. 

La manifestation peut aussi sans doute agir en détériorant l’image d’une institution ou d’une entreprise cible et la forcer à modifier son comportement. C’est le but premier de la manifestation delà récente semaine organisé du 30 juillet au 6 août par Climat Strike contre UBS, CreditSuisse et la BNS, bref la place financière suisse, dont mon neveu s’est fait le chroniqueur fidèle et militant sur sa chaîne YouTube Mieux!

C’est en effet très vilain d’investir dans le charbon et le pétrole mais c’est très idéaliste de penser qu’on pourrait se passer très rapidement de ces énergies fossiles. On se donne bonne conscience à bon compte. Et on peut puisqu’on est riche. 

Photo tirée de Wikipedia (Marmotte alpine photographiée dans les Alpes françaises (Parc naturel régional du Queyras) en Août 2004 par François Trazzi.)

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